30 septembre 2011

Pour une autre répartition des richesses
Journée Nationale Interprofessionnelle de Mobilisation
Mardi 11 octobre 2011

Alors que les plans d'austérité que nos gouvernements apportent en réponse à la crise ne font qu'accroître le durcissement de nos conditions de vie et de travail, les travailleurs se mobiisent dans leur pays contre la réduction des services publics et la casse de leur protection sociale.

La crise a bon dos.

Le déficit budgétaire ne peut s'expliquer uniquement par le contexte économique mondial actuel que nous traversons. Depuis 5 ans, l'Etat a privé les finances publiques de ressources importantes au détriment de la solidarité inteprrofessionnelle et des services publics : révision générale des politiques publiques, réforme des collectivités territoriales, niches fiscales offertes aux plus riches, nombreuses exonérations sociales accordées aux entreprises...Le déséquilibre budgétaire que nous connaissons a été privatisé au profit d'un petit nombre !

Les politiques de rigueur mises par le gouvernement en vue de réduire le déficit budgétaire ne font que fragiliser encore plus l'équilibre d'un système qui jusque-là avait montré ses preuves.

La "règle d'or" - qui vise à inscrire dans la constitution l'obligation de parvenir à un équilibre budgétaire - est le nouveau "dogme" des dirigeants libéraux. Ne les laissons pas nous l'imposer. Ses effets, si elle était imposée en France, seraient dévastateurs. Et n'oublions pas que les déficits sont nécessaires pour permettre de créer des services publics et des richesses collectives !

D'autres solutions existent !

Afin de lutter contre la crise et de recréer de la croissance, tout en permettant aux salariés de bénéficier d'un socle de garanties collectives et de politiques publiques, il est plus qu'urgent de :
  • Trouver des ressources nouvelles en réformant la fiscalité en profondeur, taxant tous les mouvements spéculatifs de capitaux, supprimant les exonérations sociales et autres cadeaux fiscaux.
  • Renforcer la puissance publique en redonnant à l'Etat son rôle régulateur et en développant les politiques publiques et les moyens donnés aux services publics. C'est ainsi qu'une loi de programmation et d'orientation pour le spectacle vivant prendrait tout son sens, en créant les cadres et les moyens qui nous permettraient entre autres de garantir la structuration et l'emploi dans le secteur.
  • Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux : Dans nos branches d'activité, il est plus que nécessaire de remettre à plat les grilles de salaires conventionnels, qui nivellent et compressent les salaires vers le bas. Nous exigeons des rémunérations prenant réellement en compte le déroulement de carrières, l'expérience et les qualifications des salariés !
N'attendons pas les présidentielles : c'est aujourd'hui que cela se joue !

Le Bureau National du SYNPTAC-CGT appelle l'ensemble des personnels techniques, administratifs et d'accueil des entreprises du spectacle vivant et des activités culturelles à rejoindre les initiatives organisées dans leurs régions. A cet effet, la Fédération CGT du Spectacle a déposé des préavis de grève.