22 novembre 2011

Triple A , Action, Action, Action !
Journée nationale de mobilisation interprofessionnelle
le 13 décembre 2011


Alors que nous subissons une crise systémique du capitalisme, les gouvernements imposent partout des mesures d'austérité qui pèsent de façon dramatique sur les conditions de vie et de travail des salariés.
Ces politiques ont des conséquences désastreuses, nous menant vers une récession économique, paupérisation des travailleurs, baisse de notre pouvoir d'achat, casse de notre système de protection sociale fondé sur la solidarité interprofessionnelle, destruction da nos services publics....
D'autres solutions existent et doivent être mises en place immédiatement.

Il est temps de refuser la dictature des agences de notation et des marchés financiers, le déni flagrant de démocratie et d'exiger une plus juste répartition des richesses !

Dans le secteur du spectacle vivant, d'autres mesures gouvernementales grèvent déjà fortement les budgets de nos entreprises et font de nos salaires et de nos emplois les variables d'ajustement : désengagement du ministère de la Culture, budget en trompe l'oeil, réforme des collectivités territoriales, transfet de compétences de l'Etat vers les collectivités sans les moyens adéquats...

Le projet de loi de finance 2012 va continuer à mettre à sac les politiques culturelles construites depuis 60 ans. Le gouverment compte plafonner les ressources des fonds de soutien (théâtres privés, variétés...) en vue de faire rentrer des recettes supplémentaires dans ses caisses... autant de pertes de ressources redistribuées, réduisant par conséquence le volume d'emploi, les conditions de travail et de rémunération d'un certain nombre de salariés du secteur privé du spectacle vivant. Le passage de la TVA de 5,5 à 7 % va par ailleurs avoir des conséquences principalement sur les équipes et les établissements les plus fragiles.

La réduction des marges budgétaires se ressent sur les conditions de travail : réduction des équipes, remise en cause des accords d'entreprises, stagnation des salaires, externalisation de certaines activités, diminution des temps de répétition ou de montage, disparition de certains métiers... Les normes comptables imposées par l'Etat mettent en opposition avec un mépris certain les salariés permanents et la masse artistique. Les direcions de nos entreprises embauchent de plus en plus au plus près des minima. Elles mettent en concurrence les salariés entre eux, mettant ainsi à mal toute tentative d'organisation collective des salariés.

L'heure n'est pas à la fatalité ni à l'attentisme, et nous devons agir avant les présidentielels afin de faire entendre une autre voix !

Le Conseil Syndical National du SYNPTAC-CGT appelle l'ensemble des salariés du spectacle vivant à rejoindre, dès le 13 décembre et dans les luttes à venir, les initiatives organisées dans leurs régions afin d'obtenir notamment la revalorisation des salaires, l'arrêt des suppressions d'emploi, une fiscalité plus équitable, la taxation des mouvements spéculatifs...

Dans nos secteurs, battons-nous pour un budget correspondant aux responsabilités publiques de notre ministère, pour une loi de programmation et d'orientation pour la culture, la pérennisation des emplois, la reconnaissance des qualifications et des compétences des salariés.

L'austérité n'est pas la solution !
Une seule règle d'or : la mobilisation et l'action !

 

 

 

 

 

 

 

 

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