16 janvier 2012


REPRISE DU TRAVAIL A LA COMEDIE FRANCAISE


Les salariés de la Comédie Française, réunis aujourd'hui en assemblée générale, ont voté la reprise du travail après, pour certains, 11 jours de grève derrière eux.

Le premier préavis de grève a été déposé en décembre dernier, suite au sentiment d'injustice qui a pu être éprouvé au regard de la répartition des excédents de gestion entre les sociétaires et les autres salariés (pensionnaires, techniciens, personnels administratifs et d'accueil)*.
Aucun terrain d'entente n'ayant été truvé, un deuxième préavis a été déposé le 11 janvier, date de l'ouverture du Théâtre Ephémère.

Mais derrière cette revendication d'un partage plus équitable se cachent d'autres origines de mécontentement, plus profondes et plus anciennes.

En effet, les négociations salariales sont totalement insatisfaisantes depuis quelques années, et les salariés voient leur pouvoir d'acaht s'effiler au fil du temps.
La direction de l'établissement s'était par ailleurs engagée en mai 2008 à la remise à plat de la grille de classifications et des salaires de l'établissement. Depuis, elle n'a même pas esquissé le moindre geste pour entamer ce vaste chantier, malgré les différentes réclamations que nous avons pu émettre lors des réunions du comité de'entreprise.
Enfin, derrière la question des taux de répartition se jouait celle de la reconnaissance des compétences et des qualifications de tous les salariés. C'est l'excellence de tous qui rend possible de celle de la maison de Molière.

Las, les salariés ont dû déposer par deux fois un préavis de grève afin de faire entrendre leur voix ! Et c'est avec une grande détermination qu'ils ont mené leur lutte, malgré la pression de la tutelle et de la direction qui n'a pas été en reste de tenter de monter les salariés les uns contre les autres.

Le SYNPTAC-CGT, réuni aujourd'hui en Bureau National, tenait à saluer l'opiniâtreté exemplaire des personnels techniques, administratifs et d'accueil dans leur combat. Il veillera, ainsi que a Fédération CGT du Spectace, à ce que les revendications aboutissent au mieux.
Il espère que ce combat pour la juste reconnaissance de l'ensemble des salariés à tous les maillons de l'outil de production que sont les théâtres soient entendu et répercuté dans d'autres établissements.

* Pour rappel, les 37 sociétaires se répartissent 76,5 % de ces excédents, et les 360 autres salariés (dont les pensionnaires - artistes) 16,5 % - le reste étant mis en réserve.

 

 

 

 

 

 

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