21 février 2013


THEATRE MARIGNY
Nous rejetons le plan de restructuration !

Rassemblement le vendredi 22 février 2013
à 14 heures - place Clémenceau
(métro : Champs Elysées Clémenceau)


Nous avons assisté, en 2010 et 2011,  à une bataille financière autour de l'attribution par la Ville de Paris d'un bail d'exploitation de trente ans d'un de ses plus beaux fleurons culturels : le Théâte Marigny. Se sont opposées d'une part, la Société Nouvelle du Théâtre Marigny composant d'un groupement détenu par la holding Artémis appartenant à la famille Pinault et d'autre part la société Bajen

Le projet de l'équipe en place et du Groupe Artémis a été préféré par la Ville de Paris, notamment parce qu'il répondait non seulemnt à "une rénovation harmonieuse du site mais présent(ait) également un projet culturel cohérent ainsi qu'un projet d'exploitation satifsfaisant".

C'est avec stupeur, consternation et colère que nous avons appris que le Groupe Artémis avait convoqué le comité d'entreprise afin de lui présenter un plan de restucturatin, qui projette de supprimer près des trois quarts des postes permanents du théâtre !

Nous rejetons aujourd'hui en bloc ce projet de restructuration tel qu'envisagé par la direction, et nous entendons faire savoir, que celui-ci ne repose que sur des considérations économiques falsifiées, tentant de créer entre différentes catégories de personnels un conflit d'intérêt individuel et/ou collectif.

Les sociétés ayant la gestion du bail de Marigny, ou embauchant les salariés, font par ailleurs partie, ou sont constituées par le Groupe Artémis, propriété de la famile Pinault, qui affiche environ 16 milliard de CA global, pour plus de 68 millions de résultat net.
Ce groupe qui entend réaliser 14 millions de travaux sur le site du Théâtre Marigny, ne serait même pas en capacité de sauvegarder 25 emplois ?

En supprimant la majeure partie des postes permanents, la direction va mettre en péril la qualité d'accueil de l'équipe, la maîtrise de l'outil technique, les compétences et les savoir faire internes, et favoriser la sous traitance et les emplois précaires. Qu'adviendra-t-il de l'activité de création qui a fait l'histoire et le patrimoine de Marigny ? Est-ce par la suppression de la majeure partie des emplis permanents que la Ville de Paris qualifiait de "satisfaisant" le projet d'explolitation porté par Artémis ?

Dans l'océan des plans sociaux qui affectent actuellement notre pays, nous avons bien conscience que ces licenciements programmés ne sont qu'une goutte d'eau, mais ils reflètent un état d'esprit où les pires impératifs capitaslites écrasent sans vergogne la parole donnée et les individus.

L'appartenance à un grand groupe financier ne peut être un objectif de rentabilité du théâtre, mais au contraire une garantie de protection pour l'entreprise, pour ses moyens, pour les projets ambitieux de création artistiques du directeur, et pour la protection des salariés.

Les salariés, comme les instances représentatives du personnel du Théâtre Marigny, soutenu par leur organisation syndicale, mettront tout en oeuvre pour préserver l'emploi et défendre les conditons de travail au sein du Théâtre Marigny, et entendent par toutes vois, y compris judiciaires, demander au groupe Artémis auquel ils appartiennent de render des comptes et d'assumer à hauteur de ses capacités financières, comme logistiques la protection et les conditions de travail de ses salariés.

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