19 avril 2013


CCNEAC salaires : rien ne va plus !

COMMUNIQUE SFA-SNAM-SYNPTAC


Mesdames, Messieurs,

Depuis la révision de la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles en 2010, rien ne va plus.

Chaque année, nos employeurs s'attaquent aux grilles de salaires et remettent ainsi en cause le compromis qui a abouti à la signature de la convention collective par une majorité des syndicats de salariés.

Les propositions faites par les employeurs pour rehausser les salaires minima sont bien en deçà des besoins des salariés, touchés également par la hausse des prix, la stagnation des salaires, et en ce qui concerne plus particulièrement les salariés intermittents, la baisse du volume d'emploi et de leurs revenus annuels.

Voilà cinq ans que les employeurs nous font des propositions totalement insuffisantes, voire inacceptables pour nos organisations syndicales (Sfa Cgt, Snam Cgt, Synptac Cgt). Voilà cinq ans que l'activité est maintenue telle quelle dans les entreprises, en ne jouant que sur les seules variables d'ajustement des salaires et du volume de travail. La souffrance au travail est en train de gagner notre secteur.

Qu’il s’agisse des salaires des artistes, et des techniciens ou du personnel administratif et d’accueil, le constat est le même : les rémunérations évoluent beaucoup moins vite que le coût de la vie ; les augmentations proposées par les organisations d’employeurs ne suivent pas l’inflation ; et nous n’arrivons à un accord sur les salaires qu’une année sur deux, dans le meilleur des cas !
Les rémunérations ne correspondent plus aux qualifications, aux responsabilités, ni à l’investissement des salariés dans leur travail.
Depuis 2005 la vie a augmenté de plus de 16 %. Les salaires réels ont augmenté de 4 % soit une baisse de pouvoir d’achat de 12 %.
Pour certaines catégories d’artistes, c’est une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de 14% que l’on peut chiffrer sur les 8 dernières années.

Cela suffit. Les salaires ne peuvent plus être la variable d'ajustement des budgets des entreprises. Au regard de la baisse des financements publics il faut baisser l'activité et revaloriser les salaires cette année. Malgré la baisse des subventions, le maintien d’une activité constante, à toutes les échelles des entreprises du spectacle, a été rendu possible par un double effort demandé aux salariés, sur leurs rémunérations et sur leurs conditions de travail. Notre secteur ne peut plus fonctionner de la sorte ; la situation devient explosive et les employeurs doivent prendre leurs responsabilités.

Nous revendiquons donc :
-    3 % d'augmentation des minima pour les artistes interprètes
-    2 % pour les groupes 1 à 4 et 8 et 9 des minima non artistiques
-    2,5 % pour les groupes 5 à 7 des minima non artistiques
-    2 % pour les salaires réels pour l’ensemble des catégories de salariés.

Cette proposition permettrait seulement de limiter la baisse du pouvoir d'achat à 6% pour les uns et 11,6% pour les autres, mesurée depuis 8 ans. Même cette mesure ne suffira pas pour respecter le compromis entériné par la signature de la convention. Nous demandons donc un effort sur 3 ans afin de rattraper la baisse du pouvoir d'achat.

Nos 3 syndicats sont totalement solidaires dans cette mobilisation et appellent les salariés, artistes,  techniciens, et personnel administratif et d’accueil, à s'opposer à la politique de moins-disant social de nos employeurs, en créant les conditions du rassemblement et de la lutte dans les entreprises.


Pour le SFA CGT                                                     Pour le SNAM CGT                                             Pour le SYNPTAC CGT
Denys FOUQUERAY                                                 Marc SLYPER                                                     Angeline BARTH



[ COMMUNIQUE SFA-SNAM ET SYNPTAC ]