29 novembre 2013


Les délégués du SYNPTAC-CGT, réunis en Conseil Syndical National, vous appellent à vous mobiliser dans les prochaines semaines pour défendre le budget de la Culture

 

Après la Bastille, Bercy ….

Les politiques d'austérité, dictées par les traités européens, relayées par Bercy, mises en œuvre par le gouvernement nourrissent la crise et plongent les peuples dans la misère, réduisent les droits sociaux, s'attaquent aux libertés fondamentales, généralisent l'insécurité sociale.

Malgré les promesses de sanctuarisation lors de la campagne de François Hollande, le budget de la Culture subit des reculs sans précédent depuis 2012. Du spectacle vivant à l’audiovisuel, de la presse à l’éducation artistique et au patrimoine… tous nos secteurs sont touchés.

Nous contestons l’effet de ces « économies » sur la réduction du déficit de la nation au vue des conséquences néfastes qu’elles engendrent. Ces économies n’en sont pas ! Pour l’équivalent de 20 km d’autoroute, combien coûteront la destruction profonde d’un champ d’activité, la destruction des emplois permanents, la plus grande précarisation des emplois intermittents, la fragilisation des missions de service public des établissements culturels ? Combien coûtera, à long terme, la dégradation de l’accès à la culture, du métissage et de la rencontre avec l’autre ?

Refusons de laisser sacrifier la démocratie culturelle sur l’autel de l’austérité !

Avec le SYNPTAC CGT, combattons la réduction sans précédent des financements publics (Etat, collectivités locales et territoriales), qui amplifie la mise à mal de nos champs d'activité :

dans nos métiers : précarisation de nos professions, compression des temps de travail, non respect des accords collectifs, hyper polyvalence,

dans les établissements : perte des savoirs engendrée par le non remplacement des salariés partant à la retraite, mise en concurrence insidieuse des salariés permanents et intermittents, mise en opposition par les normes comptables des artistes et des personnels techniques ou administratifs, externalisation de certaines activités (sécurité, accueil...) et atomisation du salariat. Certains employeurs en profitent pour avoir des comportements inadmissibles avec les salariés tout en programmant Brecht.

dans nos missions : affaiblissement des moyens pour la démocratisation culturelle et l'éducation populaire, réduction des champs d'intervention et du lien social (école, prisons, hôpitaux...), ouverture à la marchandisation...

Tout cela n'est pas sans conséquence sur la perte du sens et l'exercice de nos métiers, et engendre troubles psychosociaux, traumatismes musculo squelettiques, dépendances et souffrance au travail.

Les solutions nous appartiennent !

Mobilisons-nous ! La culture est un enjeu majeur de société, un bien commun accessible à tous, permettant l'émancipation des femmes et des hommes, contre les peurs et les replis identitaires. Exigeons une véritable loi d'orientation et de programmation pour la culture. Exigeons du gouvernement une politique culturelle digne et ambitieuse et des moyens à la hauteur des missions de service public de nos établissements.

Mobilisons-nous ensemble, permanents et intermittents, pour la défense de nos emplois, de nos salaires et pour la préservation d'annexes spécifiques à l'assurance chômage pour les salariés intermittents.

Battons-nous pour préserver le maillage culturel et la diversité des œuvres !

Beaucoup d’élus font le même constat que nous, et une mobilisation collective imposera un rapport de force en notre faveur lors des arbitrages budgétaires. Bercy ça suffit !

Rassemblons-nous largement  et organisons la résistance dans tous nos secteurs d’activité.

Imaginons, créons, résistons !


  [ TRACT ]