14 mars 2014

ASSURANCE CHÔMAGE :
LA MOBILISATION S’AMPLIFIE ET S’INVITE À LA COUR DES COMPTES
POUR EN DÉNONCER SES MENSONGES
 

A PARIS, RENDEZ-VOUS LE 20 MARS A 14 HEURES - CARREFOUR DE L’ODÉON – M° ODEON
 
EN REGIONS, RAPPROCHEZ-VOUS DE VOS RESPONSABLES REGIONAUX OU SUR LE SITE
www.fnsac-cgt.com


Le Président de la Cour des comptes a refusé de recevoir les professionnels intermittents du spectacle ou intérimaires qui, à l’appel de la Cgt Spectacle, de l’Usi-Cgt, de la Cip-IDF, de Sud Culture, du Syndeac, ont occupé à une centaine, le bâtiment du 13 rue Cambon. 

Les gendarmes mobiles ont évacué les manifestants pacifiques qui venaient demander des explications pour les chiffrages tronqués et les approximations volontaires de la Cour.

Lors de son référé du 19 septembre 2013, la Cour n’hésitait pas à dire tout et son contraire : une première partie qui affirme fort justement que le déficit de l’Unedic n’est pas dû aux annexes 4 (intérimaires), 8 et 10 (techniciens et artistes intermittents du spectacle) et une autre, qui mélange les patates et les choux pour faire peser l’essentiel du déficit sur les annexes 8 et 10 !

On sait que cette dernière partie a été rédigée par un magistrat soi-disant neutre : il a occupé la présidence de l’Unedic au nom du Medef, puis s’est trouvé contraint de démissionner, mouillé dans le « scandale Gautier-Sauvagnac » ! On peut s’interroger sur la soi-disant « objectivité » de la Cour, au-delà du crédo libéral qui préside à ses recommandations. De quel droit la Cour des comptes peut-elle juger que le système d’assurance chômage est trop « généreux » alors que plus d’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé, que la précarité s’accroît en toute impunité pour le patronat ?

Ce jeudi 13 mars à Marseille, des militants ont mené une action à la Chambre de Commerce International et à Pôle Emploi malgré les lacrymogènes, à Paris les intérimaires ont occupé des agences : la lutte s’amplifie !

La Cgt Spectacle appelle les professionnel-le-s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel, intermittents comme permanents, à se battre unitairement aux cotés de tous les salariés, travailleurs précaires et privés d’emploi pour des droits nouveaux vers une sécurité sociale professionnelle.

La réponse aux revendications ne saurait être « policière » : le patronat est prévenu que nos propositions doivent être entendues et étudiées, le gouvernement doit garantir une négociation réellement démocratique.
'austérité budgétaire et l'absence de politique publique de la culture ne passent pas, pas plus que la remise en cause des droits sociaux !


22 marches ont été organisées pour  protester à la fois contre la casse du service public de la culture avec ses conséquences néfastes sur l'emploi comme sur la relation avec le public et contre la remise en cause des droits à l'assurance chômage telle que l'envisagent le Medef et compagnie le 20 mars prochain lors de l’ultime séance de négociation.

Près de 5000 marcheurs ont défilé dans toute la France, avec une forte montée de la mobilisation en régions, à l'occasion du deuxième rendez-vous de la « marche pour la culture » ce 12 mars 2014, manifestations souvent festives, suivies d'actions :

 ·         à Marseille, les marcheurs se sont "invités" à la mairie exigeant de rencontrer le candidat socialiste ;

·         en Avignon, ils ont interpelé la député-maire, rappelant l’impact du Festival ;

·         à Caen, les rues ont retenti du « tintamarre » ;

·         à Paris le défilé s’est conclu sur les marches de  l’Opéra Garnier en grève (comme l’Odéon notamment), et des professionnels intermittents du spectacle sont allés soutenir les intérimaires qui occupaient deux agences d’intérim, à l’appel de l’Usi-Cgt, contre la remise de l’annexe 4 au cours des mêmes négociations assurance chômage…

A Lyon, Toulouse, Rennes, Nantes, Strasbourg, Lille,  Apt, Cannes, Niort, Dijon, la colère monte !

François Hollande et son gouvernement doivent entendre que les reniements des engagements pour la Culture pris lors de la campagne présidentielle sont intolérables. Il est par exemple hors de question de voir le budget continuer de baisser (20 % pour la période 2015-2017) !

Quant aux Medef, Cgpme, Upa qui continuent de vouloir remettre en cause les droits à l’assurance chômage de tous les demandeurs d’emploi, et des intermittents du spectacle en particulier, nous leur promettons une mobilisation sans précédent le 20 mars prochain lors de la prochaine et dernière séance de négociation !

A Paris :

  • le 17 mars : Assemblée Générale à 18 h 30 au Théâtre National de la Colline (15 rue Malte Brun - 75020 PARIS - Métro Gambeta)
  • le 18 mars : Manifestation interprofessionnelle pour l'emploi, protection sociale, service public. Rendez-vous à 13 h 45 devant le Ciném Miramar (3 rue du Départ - 75014 PARIS). La manifestation partira de la place Montparnasse jusqu'aux Invalides.
  • le 20 mars : Rendez-vous à partir de 14 h de la place de l'Odéon jusqu'au siège du Medf (55 avenue Bosquet - 75007 PARIS - Métro : Ecole

  •  En régions : rapprochez-vous de vos responsables de région ou consultez le site Internet de la Fédération CGT du Spectalce : www.fnsac-cgt.com Militaire) en passant par le ministère du Travail  
En régions : rapprochez-vous de vos responsables de région ou consultez le site Internet de la Fédération CGT du Spectalce : www.fnsac-cgt.com