9 janvier 2015

A PARIS, RENDEZ-VOUS FEDERAL A 14 H 15 DEVANT LE METRO OBERKAMPF - DIMANCHE 11 JANVIER 2015 - MARCHE SILENCIEUSE

HOMMAGE DE LA CGT
 

Hier, c’est la liberté de penser et de s’exprimer qu’on a voulu assassiner.

La démocratie et la République sont ensanglantées.

Nous sommes horrifiés par cet assassinat odieux.

Nous sommes meurtris ; notre peine est immense devant la barbarie et la lâcheté.

Elle a arraché à la vie et au cœur de tous les citoyens de notre pays, douze vies, douze hommes et femmes courageux, connus ou anonymes.
Les assassins doivent être arrêtés et jugés par la République.

Toute la lumière doit être faite sur les commanditaires, sur leurs motivations, mais aussi sur les conditions qui ont permis que le siège de Charlie Hebdo ait pu être ainsi attaqué, alors qu’il était menacé.

Les auteurs de cet attentat barbare ont voulu nous terroriser.

Dès hier soir, nous étions tous debout, parce que le courage, la fraternité et la solidarité sont plus forts que les armes.

Parce que la pensée et la plume sont plus forts que les armes.

Le courage c’était celui de ces journalistes et de ces dessinateurs qui malgré les menaces ont mis leur intelligence, leur humanité, leur talent, leur amour de la vie au service de la pensée, de la liberté, de l’indépendance d’esprit, de la critique, de la subversion.

Le courage c’était celui des deux policiers qui ont voulu protéger au péril de leur vie.

Quelques heures avant d’être assassiné, Charb avait livré un dessin à la NVO.

L’un de ses derniers dessins.

Il sera diffusé dans le journal Ensemble.

Nous avons aussi décidé de reproduire le dessin qui a servi à l’affiche CGT du 1er mai 2010.

Ces journalistes, ces dessinateurs, qui ont collaboré avec la presse de la CGT, c’étaient nos amis, nos camarades.

Citoyens engagés, ils étaient des nôtres, toujours disponibles pour un dessin, une discussion, un verre partagé.

Ils resteront dans nos cœurs, dans nos mémoires.

Charb, Cabu, Wolinsky, Tignous, Oncle Bernard, Honoré, Elsa, Mustapha, Michel Renaud, Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Ahmed Merabet, nous vous rendons hommage.

Je vous invite à respecter, tous ensemble, une minute de silence.

Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT