22 juillet 2019


POUR QUE NOS DROITS PERDURENT
TOUS ENSEMBLE POUR LE FNAS



Le 20 juillet, grâce à la mobilisation des salariés.es, le collège employeur de la CCNEAC se voyait contraint de signer, à droits constants et au regard de la mise en place du Comité Social et Economique, un accord adaptant les dispositions spécifiques des titres II et III de notre convention collective mais continuait de refuser toute augmentation de la cotisation des entreprises en faveur du FNAS.

Depuis et à cause de cette obstination, la situation financière du FNAS, préoccupant depuis de nombreuses années, est devenue intenable. En décembre 2018, les élus.es du conseil de gestion ont été, de ce fait, obligés.es de prendre en urgence des mesures importantes pour permettre au FNAS de continuer à servir des droits aux salariés.es

Pourtant, pour la 4ème fois en 20 ans, les salariés.es subissent injustement des baisses drastiques de leurs droits aux loisirs et aux vacances.

Pour la énième fois consécutive, les employeurs méprisent les droits des salariés.es en remettant sans cesse à plus tard, l'augmentation du taux de cotisation inchangé depuis 40 ans, alors qu'une simple revalorisation de 0,2 % suffirait à remettre la situation à l'équilibre sans baisse de droits.

Aujourd'hui les employeurs remettent en question la gestion par les salariés.es élus.es du conseil de gestion, souhaitant administrer notre structure de comité inter-entreprises de façon paritaire.

Parallèlement, en n'acceptant pas la personnalité civile des Comités Sociaux Economiques Conventionnels lors de leur mise en place, ils expriment clairement la volonté de s'accaparer les Activités Sociales et Culturelles qu'ils qualifient encore "d'oeuvres sociales", à l'image du paternalisme patronal d'antan, en déniant aux salariés.es élus.es leur capacité de gestion.

Depuis son origine, les élus.es du conseil de gestion assument pleinement leur rôle et leurs responsabilités et prouvent à chaque exercice qu'ils/elles savent gérer le FNAS de façon exemplaire.

Mépriser l'aptitude des salariés.es, représentants.es élus.es dans les CSEC comme ceux et celles du conseil de gestion du FNAS, à gérer les activités sociales et culturelles, c'est bafouer nos droits conquis de nous émanciper, de prendre en main notre situation et de nous mêler de ce qui nous regarde.

L'assemblée générale du FNAS du 24 juin dernier dans sa motion votée à l'unanimité a mis en garde :

"...L'assemblée générale tient à rappeler que le budget prévisionnel 2019, à défaut d'intégrer une augmentation indispensable du taux de contribution, prend en compte les mesures d'urgence temporaires votées par le conseil de gestion en décembre 2018 et s'oppose à ce que ces mesures se pérennisent."

Il est vraiment temps maintenant que les employeurs paient leur part.

Face à ce déni, à cette déconsidération et contre un retour au 19ème siècle, nous revendiquons dans nos entreprises :
  • davantage d'emplois ;
  • une augmentation significative des salaires minima comme réels ;
  • une augmentation du taux de contribution au FNAS.

UNE MOBILISATION S'IMPOSE :
DANS LES ENTREPRISES, INTERPELLONS LES DIRECTIONS
AU PLAN NATIONAL, TENEZ-VOUS PRETS.ES POUR LE 19 SEPTEMBRE