27 février 2019


ASSURANCE CHOMAGE :
APRES L'ARRET DES NEGOS INTERPRO,
EXIGEONS DU GOUVERNEMENT LE RETRAIT DES LETTRES DE CADRAGE ET L'APPLICATION DE NOTRE ACCORD !


Mercredi 20 février, des artistes et des techniciens-nes intermittents-tes du spectacle ont occupé l'Unédic pour exiger le respect de l'avenant du 21 janvier 2019 qui garantit les droits à l'assurance chômage dans le champ professionnel.

Le projet patronal dans le cadre de la négocIation interprofessionnelle prévoyait expressément de ne pas respecter l'accord unanime du 21 janvier !
Rappelons que cet accord pérennise notre accord de 2016, avec ouverture de droits à 7000 personnes de plus grâce aux 507 heures sur 12 mois, à une meilleure prise en compte des périodes de maternité. Et l'avenant du 21 janvier dernier précise que la transposition des règles doit être revue pour améliorer la prise en compte des congés maladie ou modifier les franchises. La réponse de la direction de l'Unédic et des autorités à l'occupation pacifique a été ... l'évacuation par les CRS !

En parallèle, les négociations interprofessionnelles se sont arrêtées le 20 février après-midi, sur le constat qu'aucun accord n'était possible. Le patronat emmené par le Medef refuse toute mesure pour lutter contre la précarité au régime général et veut appliquer les économies drastiques sur le dos des chômeurs, et au passage sur le dos des intermittents-tes, en refusant d'appliquer notre avenant du 21 janvier 2019.
Si certains auraient pu accepter des baisses de droits, la CGT a signifié qu'il n'était pas question d'accepter un euro de perte sur les allocations. Fort heureusement, devant l'intransigeance du patronat et dans le contexte social que nous connaissons, aucun syndicat de salariés-ées n'a cédé au patronat.
La balle est manitenant dans le camp du gouvernement : à lui d'appliquer ou de renoncer à sa lettre de cadrage.
Et à lui de prendre en compte l'accord intermittents unaniment signé dans le champ professionnel ! Le minsitre de la Cutlure s'efforce d'être "rassurant" mais d'autres signaux montrent que les arbitrages du gouvernement ne sont pas pris, et rien n'indique qu'il a renoncé aux économies.

La bataille continue plus que jamais, dans nos professions pour obtenir la bonne application de notre accord, et au régime général pour empêcher des mesures de baisses de droits, telles que des nouvelles franchises qui supprimeraient des jours d'indemnisation, pour tous les allocataires, y compris de nos métiers.
Multiplions l'information à nos collègues pour combattre l'idée reçue que "tout est bien qui finit bien" alors que rien n'est terminé et surtout pas en positif.

ET PREPARONS D'ORES ET DEJA LES ACTIONS ET LA GREVE POUR LE 19 MARS !
A PARIS : MANIFESTATION UNITAIRE INTERPROFESSIONNELEL - RDV A 13 H - PLACE EDMOND ROSTANT RER LUXEMBOURG