14 avril 2020


COMMUNIQUE UNITAIRE :
DECONFINEMENT : NOS VIES AVANT LEURS PROFITS
               


Les Unions Régionales d'Ile de France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l'UEF et l'UNL, tiennent à s'exprimer suite à l'intervention télévisée du président Macron.

En invoquant "l'espoir", la "solidarité" et même les "Jours heureux" (sic), le chef de l'Etat a tenté de masquer la réalité de sa politique, qui frappe aujourd'hui notre système de sant et plus largement l'éconmie de ce pays.

Le Président n'a eu de cesse de paser sous silence le scandale des moyens (masque, vêtements de protection, matériel médical, médicaments, etc..) qui font aujourd'hui toujours défaut dans la 6ème puissance mondiale.

Puis le chef de l'Etat a laissé croire que tou·te·s les patient·e·s ont été pris en charge. Il ment, dans les EHPAD, le gouvernement a fait le choix de ne pas soigner les personnes âgées, faute de respirateurs, et les laisse mourir sans qu'ils/elles puissent avoir accès aux soins nécessaires à leur état de santé.

Ce qu'ont dénoncé les organisations syndicales depuis des années s'avère exact : notre système de santé, mis à mal avec l'ensemble des services publics par les dogmes libéraux, n'est plus en mesure de faire face.

Alors qu'on meurt par centaines, par milliers dans les hôpitaux et les EHPAD d'Ile de France à cause du manque de moyens, M. Macron annonce le début du déconfinement le 11 mai.

Dans un mois, aurons-nous enfin à disposition des masques FFP2 et du gel hydro alcoolique en nombre suffisant pour équiper les hôpitaux que pour la population qui sera obligée de se confronter à l'épidémie
en allant travailler ? Aurons-nous enfin le matériel méical nécessaire pour soigner la population afin que les personnes hospitalier ne soient plus dans l'obligation de faire des choix inhumains, abandonnant de fait, les personnes âgées et/ou en mauvaise santé. Ce n'est pas l'avis du corps médical et des personnels soignants !

Dans un mois, nos enfants seraient amenés à reprendre l'école : les mesures seront-elles prises pour les protéger du virus dans une classe, dans un cantine ? Pour les protébe lorsqu'ils prendront les transports en communs ? Pour protéger les enseignant·e·s, les parents ? La fédération des Médecins de France juge la reprise du 11 mai prématurée et inutile.

Pour les crèches, les écoles,les collèges et les lycées qui réouvriraient le 11mai, les URIF exigent en conséquence le dépistage des 2,5 millions d'élèves, ainsi que les 200 000 enseignant·e·s et agents de la région parisienne. Nous ne pouvons pas prendre le risque d'une deuxième vague en région parisienn!

L'école "garderie" pour libérer les salarié·e·s ? Il s'agit donc bien de choisir : l'économie avant les vies.

Lors de cette allocution, M. Macron a fait des "rpomeses" s'agissant du maintien du  niveau de vie des plus précaires, des étudiant·e·s, des chômeur·se·s, des intermittent·e·s...  Quelles mesures concrètes, Monsieur le président allez-vous mettre en oeuvre ? Quels financements ? Pas un mot ! Qui peut bien encore vous croire ?

En revanche, le financement concret des entreprises, mnous le constations et nous le condamnons  les ordonnances allongeant le temps de travail hebdomadaire à 60 heures est une msure concrète, de même celles qui remettent en cause le droit des salarié·e·s à choisir ses congés. L'exonération des employeur·se·s de leurs obligations de résultats en termes de prévention et sécurité, echangés contre ces guides "de bonnes pratiques" est, également très concrète.

Enfin, dans un contexte de chute vertigineuse et historique des marchés boursiers, le chef de l'Etat a parlé avec force et conviction du besoin de plus d'autonomie économique et stratégique pour la France et l'Europe.

La catastrophe est là, d'une ampleur inégalée. Pour autant, cela n'empêche pas les dirigeant·e·s du monde entier de tenir aujourd'hui les mêmes discours de prodiguer les mêmes remèdes aux conséquences économiques et sociales aggravées au centuple. Mais où ces dirigeant·e·s nous emmènent-ils ?

Le MEDEF, qui souffle au gouvernement la politique à mener, est déjà sur la ligne de départ. Il veut rmettre les salarié·e·s au travail en allongeant le temps hebdomadaire et en leur demandant de sacrifier leurs congés. De son côté le gouvernement, promet une prime scandaleuse de 500 à 1500 €uro au personnel de santé sans augmenter le salaire de celui-ci.

Pour leur part, les URIF CGT, FO, FSU, Solidaires ainsi que l'UNEF e l'UNL, considèrent que notre place n'est pas aux côtés du chef de l'Etat et du patonat pour une reprise inconditionnelle de l'activité économique. Nous ne devons pas mettre nos revendications dans la poche mais au contraire les affirmer.

Notre place es aux côtés des personnels soignants qui, en manifestant leur colère contre les choix de l'excécutif, concentre l'apiration de millions de salarié·e·s à défaire la politique de ce gouvernement.

Pour les URIF, l'urgence pour l'immense majorité de la populaition est de :

  • Embauche et augmenter les salaires de l'ensemble des salarié·e·s, en particulier dans les secteurs dit "essentiels".
  • Relancer, relocalisr et nationaliser les activités de production des protections sanitaires nécessaires (LUXFER-bouteilles d'oxygène ; HONEYWELL-masques ; Chapelle d'Arblay-masques...).
  • Imposer la suppression des dividendes aux actionnaires.
  • Abroger les ordonnancse de déréglementation du temps de travail 'les 60 heures par semaine, la confiscation du choix des congés et des RTT : jusqu'à 6 jours dans le secteur privé et 10 jours dans la fonction publique).
  • Définir les activité économiques essentielles dans le contexte de la crise sanitaire actuelle et fermer les entreprises ne contribuant pas à ces besoins vitaux, et donc réorganiser le système productif pour répondre exclusivement aux besoins de la population.
  • Interdire tous les licenciements et tous les plans sociaux économiques.
  • Financer massivement les services publics et renatioaliser ceux qui sont en partie ou totalement privatisés.
  • Relocaliser l'activité économique.
  • Elaborer une autorisation spécifique et nationale à tou·te·s les élu·e·s et mandaté·e·s syndicaux de circuler librement et d'intervenir dans l'entreprise.

                                                                                                                                                                   [ TECLECHARGER COMMUNIQUE INTERSYNDICAL ]