23 mars 2021

Vendredi de la colère :
Les professionnel·le·s du spectacle et les précaires dans la rue le 26 mars
  •  Pour une seconde année blanche et la défense des droits sociaux des professionnels de la Culture ;
  • Pour le retrait des décrets gouvernementaux réformant l'assurance chômage ;
  • Pour une reprise des spectacles qui permette à tous les artistes et techniciens de reprendre le travail ;

MANIFESTATION À PARIS VENDREDI 26 MARS À 13H AU DÉPART DU MINISTÈRE DE LA CULTURE PLACE DU PALAIS ROYAL

Dans la suite du mouvement unitaire qui avait réuni des dizaines de milliers de manifestant·e­·s le 4 mars et dans le cadre du mouvement d'occupation des lieux de spectacle qui s'est répandu ces derniers jours comme une traînée de poudre sur tout le territoire, nous appelons à des manifestations partout où c'est possible.

Le silence des représentant·e·s de l'Etat montre le malaise face à une mobilisation qui s'amplifie. Il révèle aussi les dégâts d'une politique sociale injuste consistant à s'attaquer aux droits et à la protection sociale des travailleuses et travailleurs les plus précaires des secteurs les plus touché·e·s par la crise. C'est la raison pour laquelle le renouvellement de l'année blanche des salarié·e· intermittent·e·s du spectacle, son élargissement aux autres catégories de travailleuses et travailleurs précaires et le retrait de la réforme de l'assurance chômage se justifient comme un tout. 

Alors que l'éventualité d'une saison culturelle comparable à ce que vit notre pays chaque été n'est plus envisagée par personne, nous demandons que l'Etat et les collectivités territoriales s'engagent à déployer un vaste plan de soutien à l'emploi artistique. Si les grandes concentrations de spectateurs ne sont pas envisageables, la création et les spectacles doivent se multiplier partout en France dans le respect de protocoles sanitaires adaptés, offrant ainsi simultanément une offre artistique diversifiée au public et des opportunités d'emploi aux professionnel·le·s.

Le financement d'un tel plan serait le pendant des aides massivement versées aux entreprises depuis un an et qui ne produisent quasiment aucun ruissellement sur les artistes et les technicien·ne·s intermittent·e·s du spectacle. Outre la compensation des baisses des revenus des professionnel·le·s, un tel plan aurait pour effet le renflouement des caisses sociales du secteur en grave crise.

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