21 mai 2021

Ceci n'est pas une réouverture, sans plan de reprise la lutte continue

Le gouvernement a communiqué très largement sur la réouverture des salles de spectacle le 19 mai. Pourtant, pour la grande majorité d’entre nous, le travail n’est pas au rendez-vous. Les dates ne tombent pas et les perspectives d’une reprise réelle de l’activité sont quasi inexistantes.

Dans les faits, de nombreux lieux n’ont pas repris leur activité quand diverses formes artistiques demeurent encore interdites en raison de différentes injonctions sanitaires.
La saison des festivals s’annonce également  particulièrement détériorée avec l’annulation de nombreux évènements  ou dans des formats réduits. Dans ce contexte, un plan massif de soutien à l’emploi est indispensable pour garantir un certain niveau d’activité à nos professions.

Les mesures de soutien à l’emploi annoncées par le gouvernement sont très insuffisantes. Les arbitrages budgétaires retenus ne permettent pas de compenser la perte de travail que nous subissons depuis plus d’une année. Certaines de ces mesures sont en complète inadéquation avec nos pratiques professionnelles, d’autres ne trouvent pas à ce jour d’application concrètes.  Elles ne permettront pas de nous faire travailler, toutes et tous.

Le gouvernement se targue d’avoir répondu au besoin des artistes et techniciens intermittents du spectacle en prévoyant une prolongation de leurs droits à l’assurance chômage pour une durée de 4 mois et met sous silence la baisse des allocations induites par le système d’ici quelques mois. Cette précarité, nous la partageons avec des milliers de travailleuses et travailleurs de ce pays. Nous la refusons. Nous continuons à dénoncer cette réforme de l'assurance chômage qui va baisser les droits de l'ensemble des travailleurs précaires et qui est un horizon funeste pour les artistes et techniciens de notre pays.

Nos revendications sur le maintien de tous les droits sociaux, pour les salariés intermittents, pour les artistes auteurs, et pour tous les travailleurs précaires de nos secteurs comme d’autres secteurs sont particulièrement légitimes dans cette période de crise historique, le gouvernement se discrédite à vouloir coûte que coûte poursuivre la casse de l’assurance chômage.

Dans ce contexte, les occupations des lieux de spectacle continuent dans le pays en accord avec les équipes qui y travaillent et sans bloquer la tenue des spectacles, dans le but de sensibiliser la population à la gravité de la situation et à la justesse de nos revendications.

Le 22 mai prochain, la Fédération Cgt du Spectacle appelle les professionnel·le·s à rejoindre la  mobilisation nationale (préavis de grève déposé)

À PARIS : RASSEMBLEMENT À 13H ET DÉPART EN  MANIFESTATION À 14H DEPUIS LE THÉÂTRE DE L’ODÉON POUR SE RENDRE AU PARVIS DU CARROUSEL DU LOUVRE
À Clermont-Ferrand, Nantes, Pau, Nîmes, Auch, Bordeaux, Lorient, Lyon, Orléans, Poitiers, Strasbourg, Nice, Amiens, Bayonne, Le Mans, Laval, Marseille, Perpignan, Tours, Dijon, Die, Limoges, Montpellier, Avignon, Bourg-en-Bresse, Tarbes ou encore à Toulouse, consultez la carte de France de la mobilisation ou le site Internet de la Cgt Spectacle www.fnsac-cgt.com.

Pour les autres rdvs en région, rapprochez-vous des UD et des syndicats.

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